Bienvenue dans la Danse de fer, votre prochaine épopée !

Hauts Plateaux des Montagnes Rouges.
Année 999 du Calendrier de Justicaar.

Dans la lueur sanglante du soleil levant, un homme s’avance sur le rebord d’un pic rocheux. Il porte les scarifications rituelles de son clan et contemple le formidable spectacle en contrebas : une interminable caravane de pèlerins qui se déverse, coulant sur les flancs de la montagne, convergeant sur la route de la capitale. Hommes, femmes, enfants, sans distinction de race ou de couleur de peau s’entremêlent en une fantastique procession. Soudain éclatent les chants, puissantes psalmodies scandées par des centaines de poitrines exaltées. L’homme sourit et se met en marche : rien ne résiste à l’Appel du Millénaire de la Foi !

Un port maritime isolé. Même jour.
La lueur crue du soleil au zénith écrase la silhouette de l’enfant de ses rayons ardents. Secoué de sanglots, il regarde s’enfoncer dans les eaux turquoises du lagon les sarcophages funéraires de ses parents… assassinés. Derrière lui montent les accents mystiques d’un chœur religieux : ILS les ont tués. Et, tandis que les corps rejoignent les abîmes du cimetière marin, l’enfant pleure longuement. Car, il l’a juré, il pleure pour la dernière fois ! Un ultime regard vers l’océan, puis il ramasse une lourde branche flottant dans l’eau. D’un geste preste, il monte à cru sur le dos d’une imposante créature bleutée. Puis, d’un revers de la main, il essuie ses larmes et tapote les minuscules oreilles de sa monture, les dents serrées. Soudain, il brandit la branche en un geste de défi. Et, dans ses yeux, la haine vient de terrasser la tristesse…

Une grande capitale de l’Empire. À la tombée de la nuit.
Dans les lueurs agonisantes du crépuscule, l’impressionnante masse d’une ziggourat se détache, auréolée de feu. Au pied de l’imposant monument, une foule de milliers de croyants est massée, vibrant aux accents d’une mélopée gutturale. L’air est saturé de l’odeur des torches et des fragrances de l’encens. Soudain résonne le rythme sourd des percussions. La foule, galvanisée par ces vibrations, entre en transe. Le tempo s’accélère, les premières clameurs surgissent.
Puis, dans une formidable acclamation, une silhouette émerge lentement au sommet de la ziggourat. Elle étend les bras et le silence se fait : l’Archonte Logrus Lherne, grand maître du Culte de Justicaar, va parler…

La lueur grasse et épaisse de dizaines de bougies baigne la pièce d’un halo lugubre.
Se détachant d’un recoin d’obscurité, une silhouette massive contemple un crâne humain, qu’il vient tout juste d’épousseter.
Ses doigts caressent les courbes osseuses, les orifices béants des orbites, avec un plaisir évident.
Soudain, l’homme se saisit d’une arme étrange, une faux aux lames jumelles et entame une lente danse de guerre. Le crâne dans une main, la faux dans l’autre, il engage une fascinante chorégraphie. Le tournoiement des lames s’accélère peu à peu, emplissant l’air d’une vibration métallique.
Soudain, un bruit : une porte qui s’ouvre. Le danseur se fige, tendu pour le combat.
Derrière lui apparaît alors une ombre silencieuse, dissimulée sous d’amples manteaux.
L’heure est venue. Il le sait. Le guerrier dépose alors le crâne sur un crochet de fer au milieu de centaines d’autres et souffle : “ Si peu de temps et tant de mort à donner ”. Sa voix roule comme les pierres d’un torrent emportées par le courant puis s’éteint : il a disparu…

Un nouveau jour se lève.
Un aventurier, et quelques autres de part le monde, s’éveillent…La nuit a été lourde de cauchemars étranges. Les traits tirés par cette nuit agitée, l’aventurier commence ses préparatifs habituels, pour cette nouvelle journée qui s’annonce.
Soudain, quelques coups secs résonnent à sa porte : un messager…
Voilà qu’on vient lui demander quelque chose. Quelque chose qui va définitivement bouleverser sa journée…
Aux quatre coins de l’Empire, le Destin vient de se mettre en marche.
Bientôt, plus rien ne pourra l’arrêter.